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Gouvernance PPM : 20 ans de conviction terrain !

  • 11 mai
  • 6 min de lecture

Seuls 35 % des projets atteignent leurs objectifs en 2026. Ce n'est pas un problème de méthode. C'est un problème de gouvernance. Et la gouvernance, ça ne s'improvise pas en 18 mois.


Il y a des sujets qui font carrière. Et des sujets qui font conviction.

Le pilotage de portefeuille de projets, c'est le deuxième cas. On ne l'épuise pas en deux ans de mission. On ne le maîtrise pas avec une certification et un tableau de bord. On le comprend sur la durée au contact des organisations qui réussissent, et surtout de celles qui échouent en silence.


Ça fait 20 ans que je travaille sur ce sujet. Coach certifiée, praticienne terrain, et aujourd'hui gérante d'IQar, éditeur français de #SuiteProG, solution cloud de PPM utilisée par plus de 40 000 utilisateurs, avec un taux de renouvellement de 98 %.


Ce n'était pas un plan de carrière tracé à l'avance. C'est une conviction qui s'est construite, projet après projet, comité de pilotage après comité de pilotage, parfois dans l'enthousiasme, souvent dans la difficulté.


Voici ce que 20 ans de terrain m'ont appris. Et pourquoi je pense que la gouvernance projet est l'un des leviers de performance les plus sous-estimés et les plus mal servis de l'entreprise moderne.


Le chiffre que personne ne veut regarder en face

Commençons par les faits. Pas les faits qu'on cite en réunion pour impressionner.

Les faits qu'on range dans un tiroir parce qu'ils font mal :


35 %  seulement des projets dans le monde se terminent avec succès, en atteignant tous leurs objectifs dans les délais. 


27 %  de dépassement budgétaire en moyenne. Pour un projet d'1 M€, c'est 270 000 € perdus. 


54 %  des professionnels de la gestion de projets ont vu au moins une initiative échouer dans l'année souvent parce que les critères de succès étaient déconnectés de la stratégie dès le départ.


38 %  seulement des DSI françaises disposent d'un PMO identifié en 2025.   


75 %  des responsables de PMO déclarent ne pas avoir suffisamment de ressources pour piloter efficacement leur portefeuille.  


70 %  des projets de transformation digitale n'atteignent pas leurs objectifs.   


Ces chiffres ne datent pas d'hier. Ils se répètent. Chaque année. Chaque baromètre. Chaque rapport.

Et pourtant, les organisations continuent de lancer des projets sans gouvernance structurée, de déployer des outils sans processus, de créer des #PMO sans leur donner ni moyens ni légitimité managériale.


Ce n'est pas un manque de compétences. C'est un manque de priorité accordée à la gouvernance. 

Et ça, c'est un problème que j'ai décidé d'attaquer à bras le corps.



Ce que le terrain m'a appris

J'ai accompagné des organisations de toutes tailles. Grands groupes industriels, ETI en transformation, administrations publiques.


Des PMO qui démarraient de zéro. Des portefeuilles de 200 projets pilotés dans des tableurs Excel partagés en mode pièce jointe. Des comités de pilotage où la vraie décision se prenait... dans le couloir, après la réunion.


Trois vérités que j'ai apprises sur le terrain, et que je n'ai trouvées dans aucun référentiel :


1. Un outil sans processus, c'est un cockpit sans pilote.

J'ai vu des outils à six chiffres abandonnés 18 mois après leur déploiement. Non pas parce qu'ils étaient mauvais, certains étaient excellents. Parce que personne n'avait structuré ce qu'on allait en faire. Quels indicateurs ? Pour qui ? À quelle fréquence ? Avec quelle décision à la clé ?


L'outil ne gouverne pas. Il supporte une gouvernance qui doit exister avant lui. C'est dans cet ordre-là, et pas dans l'autre.


2. Le vrai ennemi du PMO, c'est l'invisibilité.

Un PMO qui produit des rapports que personne ne lit est un PMO en sursis.

Sa valeur ne se mesure pas au nombre de livrables produits ni à la densité de ses tableaux de bord.


Elle se mesure à une seule question : est-ce que la direction prend de meilleures décisions grâce à lui ?


Si la réponse est non, ou pire, si personne ne sait répondre, le PMO disparaîtra au premier plan d'économies. Et ce sera mérité, non pas parce que la fonction est inutile, mais parce qu'elle n'a pas su se rendre visible aux yeux de ceux qui décident.


3. La priorisation est l'acte politique le plus difficile de l'organisation.

Tout le monde veut prioriser. Personne ne veut dire non.

Résultat : des portefeuilles surchargés, des ressources épuisées, des projets qui avancent à 30 % de leur capacité réelle parce qu'ils sont tous « prioritaires ». J'ai vécu ça des dizaines de fois. C'est l'une des causes les plus fréquentes et les moins avouées de dérapage.


La gouvernance PPM, c'est avant tout la capacité institutionnelle à faire des choix. Et à les documenter. Et à les assumer quand la direction métier vient se plaindre que son projet a été repoussé.


Pourquoi j'ai arrêté d'attendre l'outil idéal ?

À un moment de ma carrière, j'ai regardé le marché des solutions PPM avec les yeux d'une praticienne qui avait vu trop d'échecs d'implémentation.


Et j'ai identifié un problème récurrent : des outils pensés par des éditeurs éloignés du terrain.

Des interfaces conçues pour le reporting, pas pour la décision.

Des solutions génériques qui demandaient 6 à 12 mois de paramétrage avant de produire un premier indicateur utilisable par un PMO réel.


#IQar a été construit différemment. SuitePro-G est une solution française, pragmatique, orientée métier, construite pour les gens qui font vraiment ce travail au quotidien.

Pas pour une démonstration commerciale. Pour le comité de portefeuille du lundi matin.


40 000+  utilisateurs actifs sur SuitePro-G.  

98 %  de taux de renouvellement annuel. La vraie mesure de la satisfaction client dans le SaaS.   

Référencé UGAP  accessible directement à toutes les organisations publiques françaises sans appel d'offres.   

Soutenu BPI France  solution de souveraineté numérique française dans un marché dominé par les acteurs américains. 


Un taux de renouvellement à 98 %, ce n'est pas un argument de slide.

C'est la preuve que l'outil tient sur la durée. Que les #PMO et les #DSI continuent de s'en servir après la première année, et après la deuxième. Que la valeur est là, mesurable, réelle.


C'est ça, pour moi, la définition d'un outil qui sert vraiment la gouvernance : pas un outil qu'on achète, mais un outil qu'on garde.


Ce que je dirais à un DSI ou un PMO qui démarre en 2026 ?

Le marché du PPM va croître de 14 % par an jusqu'en 2027, selon les dernières projections sectorielles. Ce n'est pas une bulle.

C'est la reconnaissance, enfin, que piloter un portefeuille de projets est un métier à part entière qui demande des outils à part entière.


Mais la croissance du marché ne résoudra pas le problème si les organisations continuent d'acheter des outils avant de définir leur gouvernance.


Voici ce que je dirais à un DSI ou à un responsable PMO qui se pose les bonnes questions en ce moment :


  • Ne cherchez pas la méthode parfaite. Cherchez la gouvernance adaptée à votre maturité réelle, pas à celle que vous aimeriez avoir.


  • Ne cherchez pas l'outil qui fait tout. Cherchez celui que vos équipes utiliseront encore dans 18 mois.


  • Mesurez la valeur de votre PMO en termes de décisions améliorées, pas de rapports produits.


  • La priorisation n'est pas un sujet outil. C'est un sujet de gouvernance managériale. Traitez-le comme tel.


Et si vous n'avez pas encore de PMO, ou si le vôtre peine à démontrer sa valeur, sachez que 38 % des DSI françaises sont dans la même situation.


Vous n'êtes pas en retard. Vous avez l'opportunité de le faire bien.


20 ans plus tard ...

J'aurais pu me reconvertir. Beaucoup l'ont fait. Je comprends.


Mais chaque année passée sur ce sujet m'a rendue meilleure pour comprendre ce dont les PMO et les DSI ont vraiment besoin. Pas ce qu'ils pensent avoir besoin en lisant un benchmark.


Ce dont ils ont besoin à 8h45 un lundi matin, quand le CODIR leur demande pourquoi le projet stratégique numéro 1 est en rouge pour la troisième fois.


La gouvernance projet est un levier de performance que la plupart des organisations n'ont pas encore vraiment activé. C'est pour ça que je suis encore là. Et c'est pour ça qu' IQar existe.


Et si c'était à refaire, je referais exactement la même chose.



Vous pilotez un portefeuille de projets ? Vous structurez votre PMO ?

→ Découvrir SuitePro-G : https://www.suitepro-g.com/

→ Me contacter directement sur LinkedIn pour un échange terrain


Pour aller plus loin sur le positionnement d'IQar dans un marché PPM en pleine recomposition, retrouvez notre tribune dans Le Point : "IQar : dans un marché du PPM en quête de cohérence, l'approche métier comme levier stratégique"


Stéphanie Germain CEO IQar, Pure Project Player depuis 20 ans.

" L'entreprise performante choisit et réalise rapidement ses meilleurs projets. "

Stéphanie Germain,

CEO d’IQar et Coache Professionnelle Certifiée



Sources

  • Tempo Software — State of Strategic Portfolio Management 2026

  • Gemboards — Project Management Statistics 2026

  • Sciforma — The 2025 PMO Outlook 

  • McKinsey — Digital Transformation Report 

  • Baromètre Abraxio 2025 — Maturité du Pilotage de la DSI

  • PMI — Pulse of the Profession 2025 :

  • Gitnux 2026 — Project Management Industry Statistics :



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